[THS] 9/11: le tout premier inculpé déclaré totalement innocent

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Thu Apr 29 12:31:55 CEST 2010


http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/11-septembre-le-tout-premier-74004

11 septembre : le tout premier inculpé déclaré totalement innocent

Et ça continue ! Chaque jour qui passe, la baudruche se dégonfle un peu plus.
Aujourd’hui, c’est le tout premier accusé des attentats du 11 septembre qui vient
d’être déclaré totalement et définitivement innocent, et vient à partir de là de se faire
signifier ses droits à indemnisation, qui pourraient monter à deux millions de livres
sterling. Et encore une fois, les accusations portées contre lui ont été démontrées
comme étant ridicules et grotesques. Vous allez me dire mais c’est qui, le premier a
avoir été accusé d’avoir fomenté ce 11 septembre ? Un taliban ? un afghan ? un
yéménite ? Un américain converti à l’islam extrémiste ? Même pas. Le premier à avoir
été arrêté en relation avec les attentats est un citoyen anglais, né en Algérie, à Bab
El-Oued, qui était instructeur de vol sur Boeing, près de Heathrow : le parfait
suspect.... pour le FBI.

Le FBI avait demandé tout de suite son extradition, dix jours à peine après les
attentats, à la suite des accusations que l’agence américaine avait envoyé à Scotland
Yard : on avait trouvé parait-il son nom sur le récépissé de la voiture de location de
Salem al-Hazmi (’un des pirates de l’air du Vol 77 American Airlines, celui qui avait
fondu sur le Pentagone) ; son ordinateur présentait soi-disant une photo de lui en
compagnie d’Hani Hanjour (le supposé pilote du même avion !), ses conversations
téléphoniques démontraient qu’il était en relation avec quatre des terroristes du 11
septembre (qu’il aurait entraîné), et ses carnets de vols n’avaient rien de noté entre
mars 2000 et juin 2001 disait-on : bref il était bon pour la chaise électrique aux Etats-
Unis ! Toutes ces accusations s’avéreront fausses, et le FBI incapable d’en apporter la
moindre preuve. Lotfi Raïssi n’a jamais rien eu à voir avec cette histoire
rocambolesque. Son cas prêterait même à rire, si derrière il n’y avait pas eu 2750
victimes... rien que pour le WTC.

C’est encore une fois une histoire abracadabrantesque, en effet, que celle de Lotfi
Raïssi, et dans un sens, elle est assez emblématique des attentats du 11 septembre,
tant les accusations portées contre lui relèvent du mensonger. Comme le résume
amèrement aujourd’hui notre homme, il est vrai qu’il représentait aux yeux des USA
le coupable idéal : "ce qu’ils avaient trouvé avec moi, c’était un profil, je suis
Algérien, je suis musulman, je suis instructeur de pilotage et qualifié sur Bœing 737".
Il aurait pu ajouter que c’était par tradition familiale : son père a en effet passé 35
ans au service d’Air Algérie ! Le pauvre : devant le déchaînement des passions de
l’après 11 septembre, accusé d’être le formateur des terroristes, il n’avait aucune
chance d’échapper à la vindicte, ou plutôt tous les critères pour finir ses jours en
prison !

Lofti, alors âgé de 27ans, avait vu comme des milliers de personnes les deux Boeing
entrer dans les tours sur un téléviseur, celui installé dans la salle de gym de son
quartier. Il ne savait pas que quelques jours plus tard, le 21 septembre, dix jours pile
après les attentats, il serait violemment sorti de son lit, dans son domicile de
Colnbrook (Berkshire, à l’ouest de Londres), par des policiers anglais armés de fusils à
pompe, et conduit directement à la prison de haute sécurité de Belmarsh au sud-
ouest de Londres. Sans un mot. Enfermé sous la menace d’une extradition
demandée en express par le FBI, sur la foi d’accusations pour le moins formulées à la
hâte. Il est alors la première personne arrêtée au nom des attentats : c’est donc bien
emblématique, car, comme la plupart des prisonniers de Guantanamo, il était
complètement innocent des faits qu’on lui reprochait ! Il fallait au plus vite désigner
un ou des coupables, c’est clair. C’est tombé sur lui, on se demande encore comment
, et lui également. Tout ce qu’il entendra, ce 21 septembre, c’est une phrase d’un
des policiers venu l’arrêter "c’est notre homme". C’est tout ce qui sortira de la bouche
de ceux venus l’arrêter sans aucun ménagement.

Les accusations, venons-y, justement : selon le FBI , l’ordinateur de Raïssi contenait
une photo où il posait à côté d’Hani Hanjour, le terroriste pilote kamikaze du
Pentagone. Selon le FBI, la photo aurait été prise lors d’un séjour de Raïssi chez une
école de pilotage de l’Arizona. Celle du CRM Airline Training Center de Scottsdale. A
40 000 dollars l’entraînement, pour devenir pilote de ligne. Il est vrai que Raïssi avait
dû s’y rendre, pour sa propre formation : mais l’homme à côté de lui sur le cliché
n’était en aucun cas Mansour... mais un de ses cousins algériens, venu lui rendre
visite ce jour-là. Raîssi et Hanjour n’ont jamais été à cet endroit aux mêmes dates.
Hanjour y avait laissé un tout autre souvenir, qui n’était pas photographique : celui
d’un très mauvais pilote de Cessna 172 ! Un souvenir laissé également à Sheri Baxter,
l’instructeur du Freeway Airport de Bowie (dans le Maryland), à 20 miles à l’Ouest de
Washington. Hanjour y avait débarqué avec de faux papiers qui n’avaient pas
impressionné Marcel Bernard, l’instructeur principal de la base : malgré une licence
fédérale en bonne et due forme et un livret de vol affichant fièrement 600 heures,
Hanjour peinait à faire décoller et atterrir le petit Cessna de l’école, qui avait
logiquement refusé d’aller plus loin avec lui. Bernard affirmera pourtant après au
Washington Post qu’il aurait pu "viser le bâtiment et l’atteindre"... une phrase qui fait
bizarrement écho au rapport de la Commission sur le 11 Septembre, qui fera
l’impasse totale sur les difficultés d’apprentissage à répétition d’Hanjour, et ira même
jusqu’à écrire que Khalid Sheikh Mohammed, le prétendu responsable de
l’organisation du 11 Septembre avait assigné l’objectif du Pentagone en particulier à
Hanjour parce qu’il était "le pilote le plus expérimenté de l’opération." On n’ose
imaginer les prouesses des autres, en ce cas...

Hanjour s’était alors tourné vers le centre de CRM, celui où avait été vu Raïssi. En
1996 et en 1997, il y restera deux fois de suite à peine trois mois, pour finalement
arrêter les cours à chaque fois. Hanjour ne savait toujours pas piloter : même en
simulateur, où il tentera encore début 2001 de prendre des cours sur Boeing 737, où
la encore les instructeurs le dissuaderont de persévérer. Même pas un Cessna,
encore moins un Boeing 737, et il aurait été l’as circulant en rase-mottes à plus de
800 km/h pour fondre sur le Pentagone à bord d’un 757 bien plus sophistiqué encore
? Une séquence de vol mémorable, décrite ainsi dans la presse : "Parce que le vol 77
à d’abord paru dépasser son objectif, le Washington Post notera que le pilote non
identifié a exécuté un virage tellement serré qu’il a rappelé aux observateurs une
manœuvre d’avion de chasse. L’avion a tourné de 270 degrés vers la droite pour
l’approche à l’ouest du Pentagone, après quoi le vol 77 est descendu sous le niveau
de radar. ... Selon des sources aéronautques, l’avion a été piloté avec une habileté
extraordinaire, ce qui rend très probable que ses pilotes avaient été formés à ces
manœuvres." On va même plus loin chez ABC News : "La vitesse, la manoeuvrabilité,
la façon dont il a tourné, nous avons tous pensé dans la salle de radar, nous tous
contrôleurs aériens expérimentés, qu’il s’agissait d’un avion militaire," raconte
Danielle O’Brien, contrôleur aérien à Dulles. L’as des as, le Chuck Yeager du 757
auteur de cette prouesse aurait été Hanjour ? Difficile à gober !

Lors des débats de la commission, un des orateurs, insiste le Washington Post,
affirmera même que "la descente du vol 77 peut être caractérisée comme digne d’un
grand talent ... presque d’un cours, extrait des manuels d’atterrissage." Effectuée
par un individu incapable de piloter un simulateur ? Et heurtant pourtant le
Pentagone à 853 km/h, en rase-mottes ? Hanjour était donc une pièce maîtresse du
scénario échafaudé, celui du mensonge : mais il fallait pour ça quelque dextérité
apprise à ces kamikazes : une telle démonstration ne pouvait être crédible qu’avec
une solide formation ! Voilà donc pourquoi les américains tenaient tant à Raïssi !
L’homme qui "estampillait" Hanjour pilote émérite ! La caution professionnelle d’un
apprenti-pilote ! Mais à qui peut-on vendre une fable pareille ? Raïssi n’avait jamais
rencontré Hanjour, et ne l’avait jamais vu, ni de près ni de loin. Et Hanjour pilotait
comme un pied, c’est une certitude. Voilà ce que l’on sait, aujourd’hui. Quand bien
même il serait entré dans le cockpit... ou quand bien même il ne serait pas passé au-
dessus de son objectif...

Pour l’autre terroriste cité, Salem al-Hazmi, c’est tout aussi grotesque. Notre terroriste
fait en effet partie de ceux retrouvés... vivants, en Arabie Saoudite, fort peu de
temps après l’arrestation de Raïssi : le gag, c’est qu’a vrai dire c’est même plutôt la
veille ! Le 21 septembre, on apprenait en effet que la veille, le FBI avait reconnu qu’il
s’était mélangé les pinceaux dans les noms des pirates de l’air. Parmi eux, on notait le
fameux al-Hazmi. Le Guardian l’indiquait haut et clair : "Le vrai Salem Al-Hazmi,
cependant, est vivant en Arabie Saoudite et s’est indigné des accusations, , et non
pas l’une des personnes qui ont péri dans le vol d’American Airlines qui s’est écrasé
sur le Pentagone. Il travaille dans une société pétrolière, une usine de produits
chimiques appartenant au gouvernement, située dans la ville de Yanbu. Il a déclaré
hier qu’il n’avait pas quitté l’Arabie saoudite pendant deux ans, mais que son
passeport avait été volé par un pickpocket au Caire il y a trois années". Un passeport
volé, voilà qui n’est pas sans rappeler une autre histoire récente passée en Arabie
Saoudite elle aussi : étrange apparition. Pour le responsable de la com’ de
l’ambassade d’Arabie Saoudite, Gaafar Allagany, il n’y avait aucun doute : "le Salem
Al-Hamzi que nous avons est en Arabie depuis 26 ans et n’est jamais allé aux États-
Unis", déclarait-il au Washington Post. "Il a dit qu’il est prêt à venir aux États-Unis, si
quelqu’un veut le rencontrer". Robert Mueller, directeur du FBI, le 21 septembre, est
obligé de reconnaître l’incroyable mic-mac des noms des kamikazes présumés... il
parle alors d’un "Salem Alhamzi" comme nom de pirate présumé....

Voilà déjà deux accusations qui s’effondraient. Un juge anglais, confronté au cas,
essaiera bien d’obtenir les bandes des soi-disant appels téléphoniques de Raïssi aux
terroristes auprès du FBI, mais ne verra jamais rien venir. Pas un seul
enregistrement. Raïssi n’est plus à ce moment-là placé à l’isolement total 23 heures
par jour à Belmarsh, mais a été déplacé dans les locaux communs de la prison. il y
sera deux fois attaqué au couteau, dans le peu de temps où il sera laissé aux mains
des autres prisonniers. : cela fait cinq mois qu’il est en détention. Présenté comme
"chef instructeur" des pilotes kamikazes, il a eu droit à la vindicte de ses voisins de
cellule. “J’ai passé 4 mois et demi à la prison de haute sécurité de Belmarch. C’était
plutôt Hell-March car j’y ai vécu l’enfer. On m’a poignardé deux fois. La propagande
s’est infiltrée dans les murs de la prison où j’étais perçu comme un des terroristes du
11 septembre 2001” dit-il aujourd’hui. Il faut dire aussi que les tabloïds anglais s’en
étaient mêlés avec leur légendaire finesse habituelle : l’un d’entre eux avait titré "les
terroristes avaient été entraînés en Angleterre" !! ! Alors que pas un seul n’avait pris
de cours dans le pays, et encore moins avec Raïssi. Même une fois libéré, "The Sun",
ce torchon véritable, reviendra à la charge en le présentant encore comme toujours
"suspect" ! Idem pour le "News of the World" ! La presse poubelle a vécu
grassement des attentats du 11 septembre, c’est une évidence, en entretenant la
thèse officielle à grand coups de titres alarmistes !

Au bout de cinq mois de détention, un procureur anglais avait en effet abondé dans
le sens du FBI, pour des raisons plus que douteuses : "Un peu avant l’audience, le
procureur avait rencontré deux agents du FBI à l’extérieur du tribunal pour être
briefé sur Raissi. "Les agents avaient informé le procureur que M. Raissi avait
certainement été le chef instructeur," indique le document.Au tribunal, le procureur
avait déclaré : "Ce que nous disons est que M. Raissi était, en fait, l’instructeur de
quatre des pilotes responsables des détournements et celui qui nous intéresse
particulièrement est celui qui s’est écrasé contre le Pentagone, Hani Hanjour. Ce n’est
pas un secret que nous voulons une accusation pour conspiration en vue
d’assassinat." Au moins c’était clair : le FBI tenait à son "instructeur", car c’était bien
le seul à pouvoir faire des pékins dégottés de vrais rois du manche à balai ! Sans lui,
on n’avait rien à se mettre sous la dent pour expliquer les prouesses aéronautiques
des pirates ! Notamment ceux du Pentagone, où il fallait une sacré dose de
connaissances de pilotage sur gros porteur pour arriver à "cibler" aussi bien un
objectif et pouvoir s’y jeter de la sorte, alors qu’un piqué au dessus du bâtiment
aurait été bien plus facile à réaliser qu’une approche au ras du gazon !

Toujours sans preuve contre lui, au bout de cinq mois le FBI en fait parvenir une
nouvelle au procureur chargé du dossier : un carnet d’adresses saisi dans une
banlieue de Londres lors d’un raid. Appartenant à Abu Doha (membre du GSPC
algérien, recherché en France), soupçonné par Sotland Yard d’être un haut
responsable d’al-Qaïda. Dedans, un numéro de téléphone, celui du centre
d’instruction de Phœnix en Arizona, où Raïssa avait séjourné. De tous les points
accusant Raïssa, c’était devenu le plus sérieux. Or peu de temps après l’avoir reçue
comme charge supplémentaire, la nouvelle "preuve" s’effondrait : "deux mois plus
tard, l’accusation découvrit que le carnet d’adresses n’appartenait probablement pas
à Doha mais à un homme connu sous le nom d’Abdelaziz ou Adam Kermani. Habitué
de la moquée de Finsbury park à Londres, Kermani, 36 ans, était un ancien boxeur
Algérien poids mouche qui résidait au Royaume Uni depuis 1997. Kermani avait été
locataire d’un appartement HLM à Islington pendant quatre ans". Raïssi, encore une
fois, n’avait rien à voir avec tout ça !

Le 12 février 2002, Raïssi est enfin libéré sous caution, le carnet d’adresses n’ayant
plus été retenu comme appartenant au leader algérien d’al-Qaida. En mars, la
procédure d’extradition était définitivement annulée, un juge constatant qu’il n’avait
reçu du FBI "absolument aucune preuve" pouvant assimiler Raïssi à quelqu’un ayant
aidé les terroristes du 11 septembre. Le premier inculpé des attentats était totalement
innocent, voici sept ans déjà, et relâché sans aucune charge pesant sur lui. A l’image
des prisonniers de la majeure partie de Guantanamo. L’acharnement du FBI a
fabriquer un terroriste idéal avait lamentablement échoué ! Et les prétendus pilotes
kamikazes perdu leur meilleur formateur : ne restait en lice que celui d’Huffman
Aviation, en Floride, où s’était rendu Mohammed Atta. Depuis longtemps suivi par la
CIA, ou depuis longtemps ayant des contacts avec la CIA, comme le patron de l’école
de pilotage. Ceci, pour le WTC : mais l’avion du Pentagone, avec la défection par
défaut de Raïssi, le seul accusé d’avoir formé Hanjour, se retrouvait donc avec un
pilote incapable de faire décoller un Cessna 172 mais ayant réussi un superbe arrondi
pour fondre à cinq mètres à peine du sol sur un immeuble où il ne laissera aucune
trace visible... décidément, le dossier de la fabrication complète de l’ensemble des
faits ne fait que s’alourdir de révélation en révélation.

Evidemment, le gouvernement anglais avait fait appel, en 2002. L’affaire traînera
encore six années. En 2008, Raïssi est définitivement blanchi : "la Cour d’appel a
estimé que la manière dont la procédure d’extradition avait été menée "constituait un
abus de procédure" et que la demande d’extradition avait été "utilisée comme un
moyen de contourner les dispositions du droit anglais" précise Amnesty International,
qui dévoile le but du FBI derrière l’espoir d’attirer notre homme aux USA : "La
demande d’extradition formulée par les États-Unis s’appuyait sur plusieurs
inculpations mineures qui n’avaient rien à voir avec le terrorisme. La cour d’appel a
conclu que le véritable motif de cette demande n’était pas de juger Lotfi Raïssi pour
les accusations en question, mais d’obtenir sa "présence aux États-Unis à des fins
d’enquête [sur les attentats du 11 septembre". La cour d’appel anglaise révélait ainsi
un fait important : si le FBI tenant tant à la présence de Raïssi, c’est bien parce que
c’était le seul à pouvoir expliquer que les prétendus pilotes avaient reçu une
formation capable de leur procurer les performances qu’ils avaient démontrées. Et
que jusqu’alors leur dossier était particulièrement vide ! Le FBI n’ayant aucune
preuve de leur dextérité s’en était inventé une en la personne de Lofti Raïssi !

Hier, donc, Raïssi gagnait une nouvelle manche judiciaire, lui, le pilote formateur sur
Boeing mis pendant sept années sur liste noire pouvait espérer des indemnités
conséquentes au regard du préjudice subi et de sa durée de détention en haute
sécurité : le ministre de la Justice anglais Jack Straw vient d’accepter le droit à les
faire valoir. On estime à environ deux millions de livres ce à quoi il aurait droit. Cela
lui avait été refusé en 2008 en première instance. Aux Etats-Unis, l’annonce a certes
été faite, mais sans tambours ni trompettes, alors qu’elle s’attaque pourtant à un des
fondements des attentats : les capacités réelles de pilotage des pirates supposés. Le
22 novembre 2009, dans cette affaire sans fin, le Guardian révélait les mémos secrets
produits par le FBI pour accuser Raïssi. notamment le dernier coup tenté pour
l’inculper, celui de Doha. Une charge contre le FBI, et ses méthodes tordues auprès
des procureurs anglais, contre son incroyable légèreté voire son total amateurisme, et
une deuxième sur la justice anglaise, accusée d’avoir été littéralement à sa botte. Ou
à la botte du caniche de G.W.Bush, ce qui est tout comme.

Hier, c’était le troisième "top leader" d’Al-Qaida qui n’avait jamais existé, aujourd’hui
les pilotes kamikazes qui n’ont jamais eu le formateur annoncé : demain, on aura
droit à quoi comme révélation ? A ce stade, il ne reste plus qu’un seul individu
comme organisateur du 11 septembre. Un seul, puisque Ben Laden et son adjoint ne
sont pas recherchés pour ces attentats par le FBI, rappelons-le. Un seul, qui au bout
de 183 séances de tortures sous waterboarding, aurait avoué avoir tout organisé, à
lui tout seul. Et a aussi affirmé avoir préparé une attaque sur une banque américaine
qui sera créée trois années après ses aveux. "L’architecte du 11 septembre", celui
des attentats réalisés par des pilotes non formés aux maniement des Boeing ?



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